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Les aides financières de France Travail
France Travail est votre interlocuteur privilégié si vous envisagez de créer votre entreprise : ce sont les aides les plus répandues et les plus simples à solliciter et à obtenir.Les aides financières pour les anciens salariés
Les créateurs d’entreprise anciennement salariés qui commencent une activité non-salariée peuvent être épaulés de deux façons. Au choix,vous pouvez demander l’ARCE (Aide à la Reprise ou à la Création d’Entreprise) ou bien opter pour le maintien des allocations chômage (Aide au Retour à l’Emploi). L’aide à la reprise ou à la création d’entreprise est un versement en capital d’une partie des allocations chômage restantes. Vous percevez 60 % du reliquat de vos droits, en deux versements espacés de 6 mois, à condition d’avoir obtenu l’ACRE. À l’inverse, l’aide au retour à l’emploi permet d’être indemnisé mensuellement, dans la limite de 60 % des droits qui vous restent à la date de création. Le cumul est possible avec la rémunération que vous vous versez dans certaines conditions. Attention, pour le maintien des allocations chômage, il faut continuer d'être inscrit sur la liste des demandeurs d’emploi.Les aides financières pour les demandeurs d’emploi
Les personnes ayant de faibles revenus peuvent demander ou bénéficier du maintien du RSA (Revenu de Solidarité Active). De la même façon, les entrepreneurs peuvent toucher la prime d’activité. Cette prime d'activité complète vos revenus dès lors qu’ils ne dépassent pas un certain seuil. Le RSA et la prime d'activité peuvent par ailleurs se cumuler. Ensuite, le dispositif NACRE (Nouvel Accompagnement pour la Création et Reprise d’Entreprise) a été mis en place pour encourager les demandeurs d’emploi à créer leur entreprise. Ce dispositif national, qui associait un accompagnement renforcé et un prêt à taux zéro, n’existe plus : chaque région propose désormais son propre dispositif d’accompagnement à la création et à la reprise d’entreprise. Selon les régions, cet accompagnement peut porter sur 3 volets :- Montage du projet,
- Structuration financière,
- Accompagnement au démarrage et au développement.
Une aide sociale sous conditions : l’ACRE
L’ACRE (Aide aux créateurs et repreneurs d’entreprise) est une exonération partielle de cotisations sociales pendant 12 mois, plafonnée à 25 % depuis 2026. Pour les micro-entrepreneurs, l’aide prend la forme d’un taux de cotisations réduit de 25 % jusqu’à la fin du 3e trimestre civil qui suit le début d’activité (créations à compter du 1er juillet 2026). Nous détaillons les conditions dans notre article sur l’Accre. Depuis le 1er janvier 2026, l’ACRE est de nouveau réservée à certains publics : demandeurs d’emploi indemnisés ou inscrits 6 mois sur les 18 derniers, bénéficiaires du RSA ou de l’ASS, jeunes de 18 à 25 ans, créateurs en quartier prioritaire ou en zone France ruralités revitalisation, notamment. Elle doit être demandée à l’Urssaf dans les 60 jours qui suivent le début d’activité. 2 autres conditions s’appliquent :- L'entrepreneur ne doit pas avoir bénéficié de l'ACCRE/ACRE pendant les 3 années précédents la création ou la reprise de l'entreprise
- Le créateur ou repreneur de l'entreprise exerce un contrôle effectif sur la société.
- Les associés qui détiennent personnellement ou avec leur proche (époux/conjoint PACSé/ascendant/descendant) plus de 50 % du capital, dont au moins 35 % à titre personnel
- Les dirigeants qui détiennent personnellement ou avec leur proche au moins 1/3 du capital, dont 25 % à titre personnel, sous réserve qu'aucun actionnaire n'ait plus de 50 % du capital
- Les demandeurs qui détiennent ensemble plus de 50 % du capital, à condition qu'un ou plusieurs d'entre eux soient dirigeant et que chaque demandeur ait une part de capital égale au moins à 1/10e de la part du principal actionnaire
Les aides fiscales
Les aides fiscales selon la zone d’implantation de l’entreprise
Les entreprises (sociétés et entreprises individuelles) implantées dans certains secteurs peuvent bénéficier d’exonérations fiscales pour encourager l'installation dans ces zones. L’Outre-mer a son propre dispositif, présenté dans notre article sur les spécificités de la création d’entreprise en Outre-mer. Attention, l'entreprise concernée doit avoir une implantation matérielle (salarié, bureaux...), une activité effective dans la zone d'implantation et respecter certains seuils obligatoires pour être éligible aux exonérations fiscales. C’était le cas des Zones Franches Urbaines (ZFU), supprimées depuis le 1er janvier 2026 : seules les entreprises installées jusqu’au 31 décembre 2025 conservent leur exonération. Les créations en quartier prioritaire de la politique de la ville peuvent bénéficier depuis 2026, sous conditions, d’un nouveau régime : exonération totale d’impôt sur les bénéfices pendant 5 ans, puis dégressive pendant 3 ans. L’implantation de l’entreprise dans de telles zones donne généralement droit à une exonération d’impôts sur les bénéfices ou d’impôts locaux. Parmi les zones existantes, on peut citer :- La zone France Ruralités Revitalisation (ZFRR), qui remplace la ZRR depuis le 1er juillet 2024
- Le Bassin d’Emploi à Redynamiser (BER)
- Les Quartiers Prioritaires de la politique de la Ville (QPV),
- Les Zones d’Aides à Finalité Régionale (ZAFR), etc.
Les aides fiscales pour encourager l’investissement dans les entreprises
Les souscripteurs au capital de sociétés non cotées, en général des TPE/PME, peuvent bénéficier d'une réduction d’impôts sur le revenu. Réalisée par le créateur d’entreprise, cette souscription au capital doit consister en un apport en numéraire. En 2026, la réduction d’impôts représente 18 % des versements effectués dans le cas général. La réduction d'impôt est soumise à plusieurs conditions comme l'embauche de 2 salariés, n'avoir aucun associé personnes morales... N'hésitez pas à vous renseigner auprès de votre Service des impôts des entreprises pour en savoir plus.Les autres aides financières
Les aides financières pour les entreprises innovantes
L’entreprise innovante peut solliciter le statut de JEI (Jeune Entreprise Innovante) si l’entreprise réalise des dépenses de recherche et développement d’au moins 20 % de ses charges. Le statut JEI permet de bénéficier notamment d’une exonération de cotisations sociales patronales sur les salaires des personnels de recherche. L’exonération d’impôt sur les bénéfices, elle, ne s’applique plus aux JEI créées depuis le 1er janvier 2024. si c’est votre domaine d’activité privilégié, il existe aussi le statut de Jeune Entreprise Universitaire (JEU) ou les crédits d’impôts recherche (CIR) ou innovation (CII). Pensez à contacter la Banque Publique d’Investissement, acteur majeur du secteur de l’innovation qui propose notamment la Bourse French Tech. Autre piste, les concours spécialisés (Concours i-Lab, etc.) sont toujours à la recherche d’idées nouvelles pour demain.Les aides financières spécifiques
De nombreux organismes publics comme privés offrent des aides méconnues pour soutenir la création d’entreprise. Par exemple, il existe des solutions spécifiques pour les jeunes créateurs comme le statut étudiant-entrepreneur. Il existe des dispositifs qui encourage l'entreprenariat au féminin. C’est le cas du Fonds de Garantie à l’Initiative des Femmes (FGIF), appelé maintenant Garantie Égalité Femme, qui facilite l’obtention d’un prêt bancaire.Sans engagement · rédigé par un juriste · dossier sous 48 h






